Le risque d’entreprise se présente sous diverses formes tangibles et intangibles au cours du cycle de vie de l’entreprise. Certains risques surviennent dans le cours normal des activités de l’entreprise, tandis que d’autres sont dus à des circonstances extraordinaires difficiles à identifier. Quels que soient le modèle économique, le secteur d’activité ou le niveau de revenus d’une entreprise, les risques commerciaux doivent être identifiés comme un aspect stratégique de la planification des activités.

Une fois les risques identifiés, les entreprises prennent les mesures appropriées pour les gérer afin de protéger leurs actifs commerciaux. Les types de techniques de gestion des risques les plus courants sont l’évitement, l’atténuation, le transfert et l’acceptation.

Évitement des risques

Le moyen le plus simple pour une entreprise de gérer son risque identifié est de l’éviter complètement. Dans sa forme la plus courante, l’évitement a lieu lorsqu’une entreprise refuse de se livrer à des activités connues ou perçues comme présentant un risque de quelque nature que ce soit. Par exemple, une entreprise pourrait renoncer à acheter un bâtiment pour un nouveau lieu de vente au détail, car le risque que le lieu ne génère pas suffisamment de revenus pour couvrir le coût du bâtiment est élevé.

De même, un hôpital ou un petit cabinet médical peut éviter d’effectuer certaines procédures connues pour comporter un risque élevé pour le bien-être des patients. Bien qu’éviter le risque soit une méthode simple pour gérer les menaces potentielles pour une entreprise, la stratégie entraîne également souvent une perte de revenus potentiels.

Atténuation des risques

Les entreprises peuvent également choisir de gérer les risques par l’atténuation ou la réduction. L’atténuation du risque commercial vise à atténuer toute conséquence ou impact négatif de risques spécifiques et connus, et est le plus souvent utilisé lorsque ces risques sont inévitables. Par exemple, un constructeur automobile atténue le risque de rappeler un certain modèle en effectuant des recherches et une analyse détaillée des coûts potentiels d’un tel rappel. Si le capital requis pour payer les acheteurs pour les pertes subies à cause d’un véhicule défectueux est inférieur au coût total du rappel, le constructeur automobile peut choisir de ne pas émettre de rappel.

De même, les éditeurs de logiciels atténuer le risque qu’un nouveau programme ne fonctionne pas correctement en libérant le produit par étapes. Le risque de gaspillage de capitaux peut être réduit grâce à ce type de stratégie, mais un certain niveau de risque demeure.

Transfert de risque

Dans certains cas, les entreprises choisissent de transférer les risques hors de l’organisation. Le transfert des risques s’effectue généralement en payant une prime à une compagnie d’assurance en échange d’une protection contre des pertes financières substantielles. Par exemple, l’assurance des biens peut être utilisée pour protéger une entreprise contre les coûts encourus lorsqu’un bâtiment ou une autre installation est endommagé. De même, les professionnels de l’industrie des services financiers peuvent souscrire une assurance contre les erreurs et omissions pour les protéger des poursuites intentées par des clients ou des clients prétendant avoir reçu des conseils médiocres ou erronés.

Acceptation des risques

La gestion des risques peut également être mise en œuvre par l’acceptation des risques. Les entreprises conservent un certain niveau de risque induit par des projets spécifiques ou une expansion si le bénéfice anticipé généré par l’activité est bien supérieur à son risque potentiel. Par exemple, les sociétés pharmaceutiques utilisent souvent la rétention ou l’acceptation des risques lors du développement d’un nouveau médicament. Le coût de la recherche et du développement ne l’emporte pas sur le potentiel de revenus généré par la vente du nouveau médicament, de sorte que le risque est jugé acceptable. (Pour une lecture connexe, voir «5 méthodes de base pour la gestion des risques»)